Depuis le 1er juin 2026, on ne plonge plus n'importe où dans la Baie des Anges à Nice. Deux zones de protection forte viennent d'y être créées par arrêté inter-préfectoral, et l'une d'entre elles interdit purement et simplement la plongée sous-marine, sauf dérogation. Pour les clubs niçois, c'est un changement très concret : un spot habituel qui change de statut, un mouillage à l'ancre qui devient interdit, et une organisation à revoir rapidement.
Ce qui a changé depuis le 1er juin
L'arrêté inter-préfectoral qui crée cette nouvelle aire marine protégée a été signé le 21 janvier 2026 par le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, le préfet maritime de la Méditerranée et le préfet des Alpes-Maritimes, avec une entrée en vigueur au 1er juin 20261. Porté par la Métropole Nice Côte d'Azur et la Ville de Nice, et coordonné par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) des Alpes-Maritimes, le projet visait initialement un périmètre bien plus vaste, de l'aéroport jusqu'au port de Nice, avant d'être resserré, à l'issue d'une consultation publique, aux deux secteurs finalement retenus2.
Ces deux zones bénéficient du statut de zone de protection forte, le niveau de protection le plus exigeant du dispositif français, et s'inscrivent dans la stratégie nationale pour les aires marines protégées : 30 % des eaux marines françaises protégées d'ici 2030, dont 10 % en protection forte1.
Deux zones, deux règles très différentes
C'est le point qui prête le plus à confusion : les deux zones ne sont pas soumises aux mêmes interdictions, et pour un club, la nuance change tout.
La zone 1, au droit de la Promenade des Anglais (21 hectares, entre un épi à l'ouest du Centre universitaire méditerranéen et l'Hôtel Negresco), interdit sauf dérogation la pêche de loisir et professionnelle sous toutes leurs formes, la plongée sous-marine, le mouillage et l'arrêt des navires, ainsi que la navigation motorisée1,2.
La zone 2, au Cap de Nice (27,7 hectares, entre la plateforme Maeterlinck et la pointe du Gaton), interdit la pêche de loisir et professionnelle ainsi que le mouillage des navires, mais pas la plongée sous-marine en elle-même1,2. En pratique, cela revient tout de même à changer profondément les conditions d'exploitation du site : sans possibilité de mouiller à l'ancre, un club doit soit installer une bouée d'amarrage, soit maintenir le bateau en positionnement dynamique (arrêt sans jeter l'ancre) — une solution que l'arrêté autorise explicitement pour concilier sécurité des plongeurs et protection des fonds marins1,2.
Pourquoi cette interdiction
L'objectif affiché est écologique : préserver les herbiers de posidonie, les herbiers à cymodocée, le coralligène et les roches infralittorales de la baie, des habitats reconnus comme parmi les plus riches et les plus fragiles de Méditerranée1. La consultation publique préalable a recueilli un accueil majoritairement favorable ; les contributeurs ont surtout proposé des ajustements de périmètre plutôt que contesté le principe, et plusieurs de ces observations ont été intégrées dans la version finale de l'arrêté1.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a salué la portée symbolique de la mesure sur le réseau social X : « Nice devient la première ville de Méditerranée à se doter d'une aire marine protégée le long d'un littoral urbanisé. »2
Le vrai coût pour les clubs
Sur le terrain, l'enthousiasme est plus mesuré. Stéphane Mulé, du club Nice Diving, s'inquiète d'une perte d'activité directe : le site de Maeterlinck, en zone 2, représenterait à lui seul 45 % des sorties de son club3. Pour compenser l'interdiction de mouiller à l'ancre, la Métropole évoque l'installation de trois à quatre bouées d'amarrage financées sur ses propres fonds3 — de quoi limiter la casse, mais pas nécessairement de quoi absorber toute la demande d'un secteur aussi fréquenté un jour de forte affluence.
Ce que ça veut dire, au-delà de Nice
Cette histoire dépasse le cas niçois. Elle illustre une tendance de fond : les aires marines à statut de protection forte se multiplient sur le littoral méditerranéen, portées par un objectif national fixé à 2030 qui va mécaniquement en créer d'autres1. Pour un club, la question n'est plus seulement « est-ce que mon spot est autorisé aujourd'hui », mais « le restera-t-il dans un an ».
Concrètement, c'est aussi un sujet de communication vis-à-vis des plongeurs : quand un site change de statut, ferme temporairement ou passe en mouillage réglementé, le club doit pouvoir prévenir rapidement ses licenciés et ses clients de passage, sans attendre que quelqu'un l'apprenne le jour du départ. C'est tout l'enjeu d'un outil comme DiveMind : centraliser la gestion des sites, du planning et de la communication aux plongeurs, pour qu'un changement réglementaire — à Nice ou ailleurs — se traduise par une information envoyée en quelques clics, pas par une improvisation sur le quai.
Vous voulez voir comment DiveMind aide votre club à prévenir rapidement vos plongeurs quand un site ou un planning change ?
Demander une démo gratuite1 Préfecture des Alpes-Maritimes, « Création d'une aire marine protégée au droit de la commune de Nice » (mis à jour le 27/01/2026) — alpes-maritimes.gouv.fr
2 Figaro Nautisme, « Une nouvelle aire marine protégée voit le jour à Nice » (29/01/2026) — figaronautisme.meteoconsult.fr
3 ICI Nice Côte d'Azur (France Bleu Azur), « Une aire marine protégée créée en Baie des Anges à Nice, ce qui va changer dès le 1er juin 2026 » — ici.fr
